E1080 JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27 © 2026 AMC Impact Inc. ou ses concédants
Une femme nullipare de 29 ans s’est présentée au service
d’urgence en raison d’une exacerbation aiguë de ses douleurs
chroniques et de sa constipation. Elle a signalé une augmenta
tion progressive de ses douleurs abdominales au cours des
2 dernières années, ainsi qu’une difficulté à marcher en raison de
douleurs intenses dans la fesse et la jambe gauches. Ses antécé
dents médicaux comprenaient une myomectomie par la paro
tomie et de l’hypertension. Elle avait récemment immigré au
Canada depuis l’Afrique subsaharienne, où elle avait subi
l’intervention chirurgicale susmentionnée. Elle a précisé avoir
des cycles menstruels réguliers avec un flux abondant et une
dysménorrhée intense depuis l’apparition de ses premières
mens truations. À l’examen abdominal, l’urgentiste a palpé une
masse sensible dans la région suspubienne. Aucun examen pel
vien ni vaginal n’a été réalisé. L’évaluation de l’amplitude de
mouvement et de la force des membres inférieurs s’est avérée
difficile en raison de la douleur dans la jambe gauche. Le taux
d’hémoglobine de la patiente était de 107 (intervalle de
référence : 115 à 155) g/L, et son taux de créatinine, de 53 (inter
valle de référence : 49 à 84) µmol/L. Une échographie pel vienne a
mis en évidence de multiples fibromes, le plus volumineux
d’entre eux mesurant 5,4 cm × 5,1 cm × 3,9 cm. La patiente a été
examinée par le service de gynécologie, qui a posé un diagnostic
de douleur due à des fibromes utérins dégénératifs. Une hospi
talisation lui a été proposée, mais sa douleur s’est atténuée sous
analgésiques et elle a demandé à rentrer chez elle avec une
ordonnance de médicaments. On lui a prescrit de l’hydro
morphone (comprimés de 1 mg à prendre toutes les 4 à 6 heures
au besoin, pour un total de 30 comprimés), de l’acide tranex
amique (comprimés de 1 g à prendre 3 fois par jour pendant ses
menstruations en cas de saignements menstruels abondants),
des contraceptifs oraux (0,15 mg de désogestrel et 0,03 mg
d’éthinylestradiol par jour) et du polyéthylène glycol (17 g par
jour pendant 1 semaine). Elle a par ailleurs été orientée vers un
service de gynécologie pour un suivi ambulatoire.
Un mois plus tard, avant que la patiente n’ait pu assister à son
suivi en gynécologie, elle s’est rendue à nouveau au service
d’urgence en raison de douleurs abdominales intenses, d’une
hématochézie et d’une perte de poids de 4,5 kg. Son taux
d’hémoglobine était descendu à 96 g/L, tandis que son taux de
créatinine restait inchangé à 53 µmol/L. Un examen pelvien
(va ginal et au spéculum) effectué par l’équipe de consultation
gynécologique de garde a mis en évidence une masse cervicale
irrégulière et friable envahissant la partie postérieure gauche du
vagin, le septum rectovaginal et la séreuse rectale antérieure.
Une tomodensitométrie (TDM) de l’abdomen et du pelvis avec
produit de contraste intraveineux a révélé un utérus fibrosé volu
mineux, de multiples ganglions lymphatiques pelviens et rétro
péritonéaux solides hypertrophiés, ainsi qu’une importante
masse pelvienne mal définie mesurant 8,0 cm × 8,2 cm touchant
le col de l’utérus, le rectum et la paroi latérale gauche du pelvis.
La masse causait une obstruction de l’uretère gauche et, par voie
de conséquence, une atrophie rénale gauche. Compte tenu de la
Pratique | Études de cas
Atrophie rénale, occlusion intestinale et
compression du nerf ischiatique consécutives
à une endométriose profonde
Sukhbir S. Singh MD, Shauna Duigenan MD, Layli Tanara BSc, Teresa E. Flaxman PhD
n CMAJ 2026 July 27;198:E10806. doi : 10.1503/cmaj.241889f
Citation : Veuillez citer la version originale anglaise, CMAJ 2026 May 11;198:E698703. doi : 10.1503/cmaj.241889
Voir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.241889; voir l’éditorial connexe ici : www.cmaj.ca/
lookup/doi/10.1503/cmaj.260662f.
Points clés
• L’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de
procréer et se caractérise par l’apparition de tissu de type
endométrial à l’extérieur de l’utérus, ce qui entraîne souvent
des douleurs pelviennes invalidantes et l’infertilité.
• L’endométriose profonde, forme la plus grave d’endométriose,
se caractérise par l’infiltration de tissu de type endométrial
(glandes endométriales, stroma et fibrose associée) dans les
tissus, les organes, la musculature et les nerfs sousjacents, ce
qui peut entraîner des lésions irréversibles des organes cibles.
• Une technique d’imagerie avancée, comprenant une
échographie réalisée sous la supervision d’une personne
experte et une imagerie par résonance magnétique (IRM), est
recommandée pour l’endométriose non effractive, l’IRM étant
privilégiée pour cartographier les lésions complexes
d’endométriose avec atteinte extrapelvienne.
Accès aux soins de santé
Pratique
JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27 E1081
taille, de la localisation et de l’étendue de la masse, l’hypothèse
d’un cancer du col de l’utérus avancé a été émise par le service
de radiologie, qui a recommandé une imagerie par résonance
magnétique (IRM) pelvienne pour clarifier le diagnostic.
Une personne spécialisée en urologie a alors été consultée;
elle a déterminé que le rein gauche n’était plus fonctionnel en
raison de l’atrophie rénale et qu’aucune intervention ne per
mettrait d’en rétablir la fonction. L’urologue a recommandé une
échographie et un dosage de la créatinine sérique annuels afin
de surveiller le fonctionnement du rein droit et de détecter une
éventuelle hydronéphrose de ce dernier.
La patiente a été admise dans notre service d’oncologie
gynécologique pour évaluer la possibilité d’un cancer du col de
l’utérus avancé. Nous avons entre autres effectué une IRM avec
produit de contraste dynamique (gadolinium), qui a révélé une
masse avec de multiples foyers hémorragiques au niveau du col
de l’utérus, évocatrice d’une endométriose et, bien que peu
probable, d’un cancer du col de l’utérus. La masse s’étendait
dans la grande incisure ischiatique gauche, englobant le nerf
ischiatique, et touchait le muscle piriforme. La patiente a subi
une sigmoïdoscopie flexible au service de gastroentérologie. Les
biopsies prélevées ont permis de confirmer le diagnostic
d’endométriose profonde (figure 1A). Trois semaines après sa
sortie de l’hôpital, la patiente a été examinée par notre équipe
de chirurgie gynécologique non effractive. Nous lui avons pro
posé un traitement médical en attendant une intervention
chirurgicale. Elle a opté pour un traitement quotidien par pro
gestatif oral (comprimés de 2 mg de diénogest).
Quatre mois après son admission à l’hôpital, la patiente s’est
présentée une nouvelle fois au service d’urgence avec des dou
leurs abdominales intenses accompagnées d’une distension
abdominale, d’une constipation opiniâtre, de nausées, de
Figure 1 : (A) Sigmoïdoscopie flexible montrant une masse volumineuse, charnue et non ulcérée dans le rectum d’une femme de 29 ans atteinte
d’endométriose profonde. La masse était visible de 8 cm à 14 cm de la marge anale. Elle occupait 30 % à 40 % de la circonférence du rectum, provo
quant un léger rétrécissement luminal, mais aucune obstruction importante. (B) Coloscopie montrant une masse pelvienne volumineuse envahissant
le rectum, située à environ 3 à 4 cm de la marge anale et mesurant environ 10 cm.
Pratique
E1082 JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27
vomissements, ainsi que de l’aggravation de son anémie ferriprive
(taux d’hémoglobine à 66 g/L). Une tomodensitométrie avec
produit de contraste rectal a confirmé une occlusion du gros
intestin. La patiente a été admise en chirurgie générale, où elle a
subi d’urgence une iléostomie de dérivation en boucle et reçu une
transfusion sanguine.
Une semaine après sa sortie de l’hôpital, nous avons vu la
patiente pour un suivi et avons discuté avec elle des options
thérapeutiques médicales et chirurgicales, compte tenu de la
progression de son endométriose profonde malgré le traite
ment progestatif. La patiente a demandé un traitement
n’affectant pas l’utérus afin de préserver sa fertilité. Nous avons
donc opté pour un trai tement par agoniste de l’hormone de
libération des gonadotrophines (GnRH), soit 11,25 mg d’acétate
de leuprolide, administré par voie intramusculaire tous les
3 mois, afin d’obtenir une suppression hormonale complète et
un soulagement supplémentaire des symptômes. Une colos
copie réalisée ultérieurement a confirmé une sténose complète
non franchissable au niveau du rectum, à 4 cm de la marge
anale (figure 1B).
Six mois après la réalisation de l’iléostomie de dérivation en
boucle, nous avons effectué une IRM pelvienne qui a détecté une
masse endométriosique mesurant 7,6 cm × 5,4 cm × 7,8 cm
(fi gure 2). Cette masse obstruait complètement l’uretère gauche
au niveau du trigone vésical, entraînant par là même une hydro
néphrose gauche. L’IRM a également mis en évidence une atteinte
grave du rectum inférieur et du vagin jusqu’au périnée, révélant
une obstruction complète de l’intestin. La masse s’étendait
jusqu’au plancher pelvien, touchant le muscle piriforme et englo
bant le nerf ischiatique gauche, ce qui contribuait probablement
aux difficultés persistantes de la patiente à marcher.
L’évaluation de la maladie et les discussions du cas entre les
spécialistes en radiologie, en gynécologie, en chirurgie colo
rectale et en urologie ont été facilitées par l’utilisation d’un
modèle tridimensionnel de l’anatomie de la patiente, créé à par
tir de ses IRM pondérées en T2 et de ses tomodensitométries à
l’aide des techniques décrites précédemment (figure 3) 1. La
pa tiente et l’équipe soignante ont convenu d’un plan de prise en
charge médicale plutôt que chirurgicale, consistant en un suivi
tous les 3 mois avec notre équipe de gynécologie pour l’adminis
tration d’une nouvelle injection d’acétate de leuprolide et l’éva
luation des symptômes.
Douze mois après l’instauration du traitement par acétate de
leuprolide et 18 mois après sa consultation initiale, la patiente a
vu ses symptômes intestinaux, ses douleurs et sa difficulté à
marcher disparaître. Une autre IRM a été réalisée, montrant une
réduction de 59 % du volume de la masse endométriosique par
rapport à avant le traitement par agoniste de la GnRH. Une
réduction substantielle du volume des fibromes (–43 %) et de
l’utérus (–52 %) a également été observée (figure 4). L’équipe
multidisciplinaire a jugé que la fermeture de la stomie n’était pas
possible en raison de l’englobement de l’ensemble du rectum
inférieur jusqu’à la marge anale. La patiente a choisi de pour
suivre un traitement à long terme par acétate de leuprolide,
associé à un traitement hormonal de substitution par voie orale
(1 mg d’estradiol et 0,5 mg d’acétate de noréthindrone). Après
3 ans de suivi, elle continue de bénéficier d’un bon effet
thérapeutique.
Figure 2 : Images de résonance magnétique (A) axiale et (B) sagittale pondérée en T2 sans saturation de graisse prises lors du diagnostic
d’endométriose profonde chez une femme de 29 ans. Les astérisques jaunes indiquent un fibrome fundique dominant. La flèche jaune indique le col de
l’utérus. Le « U » jaune montre l’emplacement du fond utérin. Les flèches rouges montrent un tissu d’endométriose profonde étendu. Les flèches
blanches mettent en évidence le tissu glandulaire endométrial dilaté attribuable à l’endométriose profonde.
Pratique
JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27 E1083
Discussion
L’endométriose profonde, forme la plus grave d’endométriose,
se caractérise par l’infiltration de tissu de type endométrial
(glandes endométriales, stroma et fibrose associée) dans les
tissus, les organes, la musculature et les nerfs sousjacents.
L’endométriose profonde s’infiltre à travers le péritoine à une
profondeur supérieure à 5 mm; cependant, les séquelles
Figure 3 : Modèle anatomique tridimensionnel de la zone d’intérêt, visualisé dans un environnement de réalité virtuelle. L’endométriose profonde
(représentée en rouge sous l’appellation « masse avant traitement ») est visible par rapport aux os pelviens (en bleu sarcelle), à l’utérus (en rose translu
cide) et à l’uretère gauche (en jaune). L’atrophie du rein gauche est également représentée. Le modèle est aligné sur les images de résonance magné
tique (RM) et de tomodensitométrie (TDM) affichées sur le bureau virtuel. Les os et les reins ont été segmentés à partir des images de TDM et toutes les
autres structures ont été segmentées à partir des images de RM.
Pratique
E1084 JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27
cliniquement significatives résultent de la fibrose, qui se forme à
la suite des cycles chroniques de saignement et de réparation du
tissu endométriosique2. Au fil du temps, en réponse aux fluctua
tions cycliques des taux d’œstrogènes et de progestérone, on
observe une progression des saignements, de l’inflammation et
de la cicatrisation des lésions endométriosiques qui, en l’absence
de traitement, peuvent obstruer ou altérer le fonctionnement
des organes et des nerfs adjacents2.
La prévalence réelle de l’endométriose profonde est proba
blement sousestimée en raison de la mauvaise compréhension
de cette affection par les cliniciens et les cliniciennes et de
l’établissement tardif du diagnostic; on estime toutefois qu’elle
Figure 4 : (A) Vues sagittale et postérieure de la masse endométriosique avant traitement (en rouge), montrant une occlusion intestinale (en orange),
une obstruction de l’uretère gauche (en jaune) et une invasion de la partie postérieure de l’utérus et du col de l’utérus (en rose translucide). Les
fibromes (en mauve), l’hydrosalpinx (en rose translucide) et les ovaires (en blanc) sont également visualisés. (B) Vues sagittale et postérieure de la
réduction de 59 % du volume de la masse endométriosique, avant (en rouge) et après (en jaune) 12 mois de traitement par acétate de leuprolide.
Pratique
JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27 E1085
touche environ 10 % de la patientèle atteinte d’endométriose 3.
Outre les symptômes les plus fréquemment signalés, à savoir des
douleurs pelviennes et des saignements menstruels anormaux 4,
notre patiente présentait également une difficulté à marcher due
à une atteinte du nerf ischiatique, une nécrose rénale unilatérale
et une occlusion intestinale complète. Ces complications, bien
que rares, doivent être prises en compte chez les personnes
présen tant une endométriose soupçonnée ou confirmée. À titre
d’exemple, l’endométriose des voies urinaires a été décrite
comme une entité rare; cependant, une atteinte des voies
urinaires a été signalée chez la moitié (52,6 %) des personnes
faisant l’objet d’une prise en charge chirurgicale pour une endo
métriose profonde5. Presque toute la patientèle atteinte d’endo
métriose des voies urinaires présente une atteinte urétérale,
laquelle se manifeste par des symptômes non spécifiques (p. ex.,
dysurie cyclique, hématurie, douleur au flanc et augmentation
de la fréquence urinaire) 5. Elle peut également être totalement
asymptomatique, ce qui peut entraîner des complications
graves, comme une perte de la fonction rénale due à une sténose
urétérale6. Ce cas souligne l’importance d’une échographie pel
vienne réalisée par un ou une échographiste et interprétée par
une personne experte en imagerie (radiologue ou gynécologue),
ces personnes ayant été formées pour évaluer systématique
ment les voies urinaires et l’appareil reproducteur.
Les dernières directives canadiennes de pratique clinique ont
souligné l’importance de l’échographie pelvienne réalisée sous la
supervision d’une personne experte — également appelée « écho
graphie pelvienne avancée » — et de l’IRM pour le diagnostic non
effractif et le suivi de l’endométriose 7. Ces examens doivent être
réalisés et interprétés par un expert ou une experte en imagerie
(radiologue ou gynécologue) ayant reçu la formation appropriée
pour établir avec précision la présence d’endométriose ovarienne
ou profonde7. L’échographie pelvienne avancée est préférable à
l’IRM comme examen initial chez les personnes présentant des
symptômes ou des signes évocateurs d’endométriose. Dans une
directive clinique de 2024, la Société des obstétriciens et gynéco
logues du Canada (SOGC) a présenté une description détaillée de
l’imagerie diagnostique avancée et de l’évaluation de l’endo
métriose7. Les médecins doivent mentionner les symptômes com
patibles avec l’endométriose lorsqu’ils ou elles ordonnent un exa
men d’imagerie. En cas de suspicion d’endométriose profonde,
une imagerie (échographie ou tomodensitométrie) des reins est
également recommandée pour exclure l’éventualité d’une
hydronéphrose. Les cliniciens et cliniciennes doivent ordonner
une IRM (sans produit de contraste dans un premier temps) si
l’échographie pelvienne avancée n’est pas réalisable ou offerte,
ainsi que dans les cas où il existe une forte suspicion d’endo
métriomes ovariens ou d’endométriose profonde. L’IRM abdomi
nale et pelvienne est également privilégiée pour cartographier les
lésions complexes s’étendant audelà de la région pel vienne7.
Comme le souligne la directive canadienne, l’accès à l’échographie
pelvienne avancée pour l’endométriose est actuellement limité au
Canada. Toutes les personnes du pays qui effectuent des examens
d’imagerie pelvienne auprès de la patientèle possiblement
atteinte devraient avoir recours à cette échographie7.
La directive clinique de la SOGC souligne également que la
prise en charge de l’endométriose doit être personnalisée et cen
trée sur les priorités de la personne 8. Les considérations relatives
au plan de soins doivent inclure la prise en charge de la douleur,
la préservation de la fertilité et la planification familiale. Cela
peut signifier l’adoption d’une approche thérapeutique multi
modale et interdisciplinaire pouvant inclure une exérèse, une
hormonothérapie, des analgésiques et d’autres interventions
non pharmacologiques. Cependant, si une endométriose pro
fonde est soupçonnée ou confirmée, il est crucial de diriger les
personnes vers des spécia listes en chirurgie non effractive pour
une évaluation et une prise en charge appropriées, en particulier
si les options médicales de première intention se sont avérées
inefficaces7,8.
Dans le cas de notre patiente, son objectif principal était la
prise en charge de la douleur. Elle a commencé un traitement par
le diénogest (un progestatif synthétique), suivi par l’acétate de
leuprolide (un agoniste de la GnRH). Utilisés en deuxième inten
tion, les agonistes de la GnRH réduisent les taux d’œstrogènes
systémiques et inhibent les facteurs favorisant la prolifération de
l’endométriose, entraînant ainsi une régression de la maladie et
une suppression des symptômes. Les taux de réponse varient, et
le traitement provoque des symptômes de ménopause, ce qui
limite sa tolérabilité et son innocuité 8. L’association d’agonistes
de la GnRH à un traitement hormonal consistant en une hor
monothérapie substitutive à faible dose (généralement des
œstrogènes, des progestatifs ou les deux) est recommandée
pour minimiser les symptômes vasomoteurs et la perte osseuse
chez la patientèle nécessitant un traitement à long terme8.
Chez notre patiente, l’endométriose profonde touchait plu
sieurs organes et a entraîné une nécrose rénale, une occlusion
intestinale et des douleurs à la marche. La prise en charge médi
cale a réduit l’ampleur de la maladie, améliorant ainsi les symp
tômes et la qualité de vie de la patiente. La collaboration multi
disciplinaire et l’utilisation de techniques d’imagerie avancées
ont permis l’adoption d’une approche en équipe pour la planifi
cation des soins et le suivi de la maladie.
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Pratique
E1086 JAMC | 27 juillet 2026 | Volume 198 | numéro 27
Intérêts concurrents : Sukhbir Singh déclare
avoir obtenu un soutien financier des Insti
tuts de recherche en santé du Ca nada, de la
Fondation PSI, de l’Institut de recherche de
L’Hôpital d’Ottawa et du fonds Nouvelles
frontières en recherche. Il a également col
laboré avec les sociétés Bayer, AbbVie, Pfizer,
Hologic et Thérapeutique Knight en tant que
consultant, conférencier ou chercheur dans
le cadre d’essais cliniques; il est membre du
conseil d’administration de la Fibroid Foun
dation et siège au comité consultatif de la
Wo men’s Health Academy. Sukhbir Singh et
Teresa Flaxman déclarent avoir obtenu
un soutien financier du Fonds d’innovation
de l’Association médicale universitaire de
L’Hôpital d’Ottawa. Aucun autre intérêt
concurrent n’a été déclaré.
Le présent article a été révisé par des pairs.
Le consentement de la patiente a été obtenu.
Affiliations : Programme de soins de courte
durée (Singh, Flaxman), Programme de recher
che de L’Hôpital d’Ottawa; Département
d’obstétrique et de gynécologie (Singh), Uni
versité d’Ottawa; Département d’ob stétrique,
de gynécologie et de soins néo natals (Singh),
L’Hôpital d’Ottawa; Département de radiologie,
de radio oncologie et de physique médicale
(Duigenan), Université d’Ottawa; Département
d’imagerie médicale (Duigenan), L’Hôpital
d’Ottawa; Faculté de médecine (Tanara,
Flaxman), Université d’Ottawa, Ottawa, Ont.
Collaborations : L’auteur et les autrices ont
collaboré à l’élaboration et à la conception
du présent travail, ont rédigé l’ébauche du
manuscrit, en ont révisé de façon critique le
contenu intellectuel important, ont donné
leur approbation finale à la version prête à
être publiée et assument l’entière respon
sabilité de tous les aspects du travail.
Propriété intellectuelle du contenu : Il s’agit
d’un article en libre accès distribué conformé
ment aux modalités de la licence Creative
Commons Attribution (CC BYNCND 4.0), qui
permet l’utilisation, la diffusion et la reproduc
tion dans tout médium à la condition que la
publication originale soit adéquatement citée,
que l’utilisation se fasse à des fins non com
merciales (c.àd., recherche ou éducation) et
qu’aucune modification ni adaptation n’y soit
apportée. Voir : https://creativecommons.org/
licenses/byncnd/4.0/deed.fr
Traduction et révision : Équipe Francophonie
de l’Association médicale canadienne
Correspondance : Sukhbir Singh,
[email protected]
La section Études de cas présente de brefs rapports de cas à partir desquels des leçons claires et pratiques peuvent être tirées. Les rapports portant
sur des cas typiques de problèmes importants, mais rares, ou sur des cas atypiques importants de problèmes courants sont privilégiés. Chaque
article commence par la présentation du cas (500 mots maximum), laquelle est suivie d’une discussion sur l’affection sousjacente (1000 mots
maximum). La soumission d’éléments visuels (p. ex., tableaux des diagnostics différentiels, des caractéristiques cliniques ou de la méthode
diagnostique) est encouragée. Le consentement des patients doit impérativement être obtenu pour la publication de leur cas. Renseignements
destinés aux auteurs : www.cmaj.ca.
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