Abstract
L’endométriose, pathologie chronique gynécologique, touche environ 1 femme sur 10, ce qui en fait un problème de santé publique majeur. Cette pathologie est source de nombreux symptômes, principalement les dysménorrhées ; mais également de dyspareunies avec un impact potentiellement négatif sur la sexualité de la femme et du couple. L’objectif de cette étude est de déterminer l’impact physique et psychosocial de l’endométriose sur les dyspareunies. Méthode : nous avons choisi de présenter une revue de la littérature. La sélection des articles a été faite sur les bases de données PubMed, Sciences Direct, Cairn et Google Scholar. Les articles inclus devaient être disponibles intégralement gratuitement, rédigés en français ou en anglais et publiés après 2013. Nous avons étudié 18 articles issus de la littérature. Résultats : nous avons retrouvé des différences significatives concernant la prévalence des dyspareunies, qui semblent plus fréquentes chez les femmes atteintes d’endométriose que dans la population générale. L’impact sur la sexualité parait majoré sur de nombreux aspects : baisse de la libido, augmentation de la fréquence d’évitement des rapports, impact sur la confiance en soi, sur le partenaire et sur la relation. La prise en charge autour de la sexualité apparait comme lacunaire, les femmes présentent une détresse concernant leur sexualité qui n’est malheureusement pas suffisamment considérée. Discussion : l’endométriose est responsable de dyspareunies et a un impact globalement négatif sur la sexualité de la femme, qui a des répercussions sur la sexualité du couple. Il serait pertinent de s’intéresser davantage à l’impact sur la sexualité, à l’accompagnement et la prise en charge à proposer aux femmes et aux couples. Des études supplémentaires sous forme d’analyses des pratiques ou d’enquêtes dans un centre hospitalier référent seraient intéressantes.
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