{"paper_id":"d1b51e44-1669-4332-bc6e-b01560cef50c","body_text":"© 2021 AMC Joule Inc. ou ses concédants   JAMC  |  3 MAI, 2021  |  VOLUME 193  |  NUMÉRO 18 E663\n1\n  L’adénomyose est une cause fréquente de dysménorrhée et de \nrègles abondantes\nL’adénomyose est un trouble gynécologique bénin caractérisé par le \ndéveloppement aberrant des glandes et du stroma de l’endomètre à \nl’intérieur du myomètre, ce qui entraîne de l’inflammation et une neuro­\nangiogenèse1,2. L’adénomyose accompagne souvent d’autres problèmes \ngynécologiques et peut embrouiller le tableau clinique (annexe 1, acces­\nsible en anglais au www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.201607/\ntab­related­content) 1.\n2\n  L’adénomyose peut toucher toute femme en âge de procréer; \nson incidence et sa gravité augmentent avec l’âge \nOn a longtemps cru qu’elle ne touchait que les femmes plus âgées, mais \non l’observe maintenant à l’imagerie chez 30  % des femmes de moins \nde 40 ans1,2. Jusqu’à 30 % des femmes atteintes d’adénomyose sont asymp­\ntomatiques, et les symptômes se résorbent après la ménopause; il n’est pas \nnécessaire de traiter les femmes asymptomatiques ou ménopausées 1,3,4.\n3\n  L’échographie transvaginale est l’épreuve diagnostique de \npremière intention pour l’adénomyose\nToutes les femmes atteintes de dysménorrhée et qui ont des règles abon­\ndantes devraient subir une échographie transvaginale pour dépister \nl’adénomyose et pour exclure d’autres causes structurelles (p. ex., polypes, \nfibromes). L’échographie transvaginale a une sensibilité de 83,8 % et une \nspécificité de 63,9 % pour l’adénomyose; en général, il n’est pas nécessaire \nde procéder à un examen d’imagerie par résonnance magnétique pour \nconfirmer le diagnostic2.\n4\n  Le traitement médicamenteux permet de maîtriser \nefficacement les symptômes chez la plupart des femmes \natteintes d’adénomyose\nOn peut commencer un traitement empirique avant l’obtention des résultats \nde l’échographie. Le dispositif intra­utérin libérant du lévonorgestrel est \nle traitement le plus étudié. Le plus vaste essai randomisé et contrôlé \nsur le sujet (n  = 86) a conclu à une amélioration comparable du taux \nd’hémoglobine et de la qualité de vie après 6 mois, comparativement à \nl’hystérectomie5. Les autres traitements comprennent l’acide tranexamique, \nles anti­inflammatoires non stéroïdiens, les contraceptifs hormonaux combi­\nnés et autres progestatifs (acétate de noréthindrone, médroxyprogestérone, \ndiénogest). Si le traitement initial échoue après 3–6 mois, on suggère \nune consultation en gynécologie pour envisager d’autres options médica­\nmenteuses (comme les agonistes de la gonadolibérine), interventionnelles \nou chirurgicales1,3,5.\nPRATIQUE  |  CINQ CHOSES À SAVOIR …\nDiagnostic et traitement de l’adénomyose\n(Ebernella) Shirin Dason MD, Crystal Chan MD MSc, Mara Sobel MD MSc\nn Citation : CMAJ 2021 February 16;193;E242. doi : 10.1503/cmaj.201607­f\nVoir la version anglaise de l’article ici : www.cmaj.ca/lookup/doi/10.1503/cmaj.201607\n5\n  Symptomatique ou asymptomatique, \nl’adénomyose peut affecter la fertilité\nIl est approprié d’orienter les patientes de \nplus de 35  ans en clinique de fertilité si elles \nont de la difficulté à concevoir ou font des \nfausses couches à répétition.\nRéférences\n1. Gordts S, Grimbizis G, Campo R. Symptoms and classifica­\ntion of uterine adenomyosis, including the place of hysteros­\ncopy in diagnosis. Fertil Steril 2018;109:380­8.e1.\n2. Chapron C, Vannuccini S, Santulli P, et al. Diagnosing adeno­\nmyosis: an integrated clinical and imaging approach. Hum \nReprod Update 2020;26:392­411.\n3. Vannuccini S, Luisi S, Tosti C, et al. Role of medical therapy in \nthe management of uterine adenomyosis. Fertil Steril 2018;  \n109:398­405.\n4. Yu O, Schulze­Rath R, Grafton J, et al. Adenomyosis inci­\ndence, prevalence and treatment: United States population­\nbased study 2006–2015. Am J Obstet Gynecol 2020;223:94.\ne1­10.\n5. Benetti­Pinto CL, de Mira TAA, Yela DA, et al. Pharmaco­\nlogical treatment for symptomatic adenomyosis: a system­\natic review. Rev Bras Ginecol Obstet 2019;41:564­74.  \nIntérêts concurrents : Aucun déclaré.\nCet article a été révisé par des pairs.\nAffiliations : Département d’obstétrique et de gyné­\ncologie (Dason), Université de Toronto; Département \nd’obstétrique et de gynécologie (Sobel, Chan), Hôpital \nMount Sinai, Toronto, Ont.\nPropriété intellectuelle du contenu : Il s’agit d’un \narticle en libre accès distribué conformément aux \nmodalités de la licence Creative Commons Attribution \n(CC BY­NC­ND 4.0), qui permet l’utilisation, la diffusion \net la reproduction dans tout médium à la condition \nque la publication originale soit adéquatement citée, \nque l’utilisation se fasse à des fins non commerciales \n(c.­à­d., recherche ou éducation) et qu’aucune modifi­\ncation ni adaptation n’y soit apportée. Voir  :  https://\ncreativecommons.org/licenses/by­nc­nd/4.0/deed.fr.\nCorrespondance : Ebernella Dason,  \nshirin.dason@mail.utoronto.ca","source_license":"CC0","license_restricted":false}