{"paper_id":"bcaa51a3-5c35-4856-b710-ba3f15d6d166","body_text":"Hépato-Gastro & Oncologie Digestive\nMENUEndométriose et maladies inflammatoires chroniques de l’intestin Volume 33, numéro 3, Mars 2026\n- Mots-clés : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, endométriose, muldisciplinaire\n- DOI : 10.1684/hpg.2026.3127\n- Page(s) : 347-54\n- Année de parution : 2026\nL’endométriose affecte environ 10 % des femmes en âge de procréer. Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) concernent majoritairement une population jeune, en âge de procréer, avec une prévalence croissante. Bien que distinctes d’un point de vue physiopathologique, ces deux maladies peuvent coexister chez une même patiente, complexifiant ainsi le diagnostic et la prise en charge. Cette situation constitue un défi diagnostique, les manifestations cliniques se recoupant fréquemment (douleurs pelviennes ou abdominales, troubles du transit, rectorragies) rendant difficile l’attribution des symptômes à l’une ou l’autre des maladies. Cette coexistence soulève des enjeux thérapeutiques, notamment en cas de symptômes persistants malgré le traitement de la MICI bien conduit, ou lorsqu’une intervention chirurgicale pour endométriose digestive est envisagée. Le rôle du gastroentérologue est important dans la prise en charge des patientes présentant à la fois une MICI et une endométriose (surtout dans les formes avec une atteinte digestive ou dans les suites d’une cure chirurgicale digestive).","source_license":"CC0","license_restricted":false}