{"paper_id":"a94a3334-d6a3-49b5-aee2-ee30e3c8ae7e","body_text":"L’endométriose, une conséquence de violences sexuelles ?\n- Par Mathilde Bourdon\nPages 75 à 76\nCiter ce chapitre\n- BOURDON, Mathilde,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\n- Bourdon, Mathilde.\n- Bourdon, M.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0075\nCiter ce chapitre\n- Bourdon, M.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\n- Bourdon, Mathilde.\n- BOURDON, Mathilde,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0075\nEn France, selon l’enquête Virage de l’INED (2020), environ 15 % des femmes disent avoir vécu des violences sexuelles au cours de leur vie. Ces violences peuvent avoir des conséquences à long terme. Initialement, la recherche se concentrait principalement sur les effets sur la santé mentale. Cependant, il a été montré que des événements stressants, en particulier ceux survenus dans l’enfance et l’adolescence, y compris les violences sexuelles, pouvaient perturber les réponses normales au stress pendant de nombreuses années après le traumatisme initial. Cela peut entraîner un stress chronique, une inflammation persistante, et un risque accru de symptômes psychosomatiques, tels que des douleurs pelviennes plus tard dans la vie.\nUne hypothèse suggère que des violences sexuelles pourraient, par le biais de l’inflammation chronique, contribuer à l’apparition de l’endométriose. Cette idée repose sur le fait que l’endométriose est associée à une inflammation majeure et peut provoquer des douleurs pelviennes chroniques. Plusieurs études ont cherché à explorer ce lien possible, mais les résultats sont contradictoires. Une étude récente portant sur 168 femmes atteintes d’endométriose et 103 femmes non atteintes a clairement mis en évidence un lien significatif entre les douleurs pelviennes et des antécédents de violences sexuelles pendant l’enfance ou l’adolescence. Cette corrélation était présente indépendamment de la présence ou de l’absence d’endométriose, suggérant ainsi que l’endométriose en elle-même n’est pas associée aux violences sexuelles (Bourdo…\nCe chapitre est en accès conditionnel\nAcheter cet ouvrage\n7,99 €\nAcheter ce chapitre\n3,00 €","source_license":"CC0","license_restricted":false}