{"paper_id":"5190f233-900f-42fc-8c9c-bf9cc6d4ece7","body_text":"« L’écoute permet d’optimiser le diagnostic. »\n- Par Charles Chapron\nPages 141 à 144\nCiter ce chapitre\n- CHAPRON, Charles,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\n- Chapron, Charles.\n- Chapron, C.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0141\nCiter ce chapitre\n- Chapron, C.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\n- Chapron, Charles.\n- CHAPRON, Charles,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0141\nPartout dans le monde, quel que soit le système de santé, le délai pour effectuer le diagnostic de l’endométriose se compte en années, entre 6 et 10 ans en moyenne, depuis le début des premiers symptômes.\nPourquoi ce diagnostic est-il si difficile ?\nLa raison principale tient au fait que le maître symptôme de l’endométriose est la douleur. Or la douleur est un motif excessivement fréquent de consultation. Ce n’est pas parce qu’on est une femme et que l’on présente des douleurs pelviennes qu’il s’agit forcément d’une cause gynécologique ; et ce n’est pas parce que c’est une cause gynécologique qu’il s’agit forcément d’une endométriose.\nIl n’y a pas de « tableau clinique type » de l’endométriose. La douleur peut se présenter sous différentes formes plus ou moins associées (principalement dysménorrhées*, dyspareunies*, douleurs chroniques cycliques ou non). Dans certains cas, il existe des signes non gynécologiques associés aux douleurs, notamment des symptômes digestifs et/ou urinaires à recrudescence périmenstruelle. Enfin il existe des formes d’endométriose parfaitement asymptomatiques. En d’autres termes, la douleur pelvienne n’est pas synonyme d’endométriose et aucun symptôme douloureux ne caractérise à lui seul l’endométriose. En pratique quotidienne, le challenge pour le gynécologue est, devant une douleur pelvienne, de savoir si cette douleur est d’origine endométriosique ou en rapport soit avec d’autres pathologies gynécologiques (kyste ovarien, fibrome utérin, adhérences pelviennes post-chirurgicales ou post-infectieuses), soit avec d’autres maladies chroniques non gynécologiques parfois associées à l’endométriose (syndrome du côlon irritable, cystites interstitielles, fibromyalgie, fatigue chronique, vulvodynie*, terrain dépressif )…\nCe chapitre est en accès conditionnel\nAcheter cet ouvrage\n7,99 €\nAcheter ce chapitre\n3,00 €","source_license":"CC0","license_restricted":false}