{"paper_id":"185ee485-e6b4-4f01-ab18-5cdf2266ff5e","body_text":"L’endométriose, seulement une maladie gynécologique ?\n- Par Charles Chapron\nPage 88\nCiter ce chapitre\n- CHAPRON, Charles,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\n- Chapron, Charles.\n- Chapron, C.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0088\nCiter ce chapitre\n- Chapron, C.\n- C. Chapron\n- et Y. Candau\n- Chapron, Charles.\n- CHAPRON, Charles,\n- CHAPRON, Charles\n- et CANDAU, Yasmine,\nhttps://doi.org/10.3917/lcb.chapr.2024.01.0088\nLa théorie la plus communément admise et qui explique la majorité des atteintes d’endométriose est que lors de la menstruation une petite partie du sang des règles reflue par les trompes et arrive dans la cavité pelvienne. Ce sang, qui contient des cellules d’endomètre*, est normalement éliminé par le système immunitaire en quelques jours.\nL’endomètre des personnes souffrant d’endométriose n’est pas tout à fait « normal ». C’est parce que cet endomètre est différent, « plus résistant », qu’il peut s’implanter et proliférer dans le ventre lors des cycles suivant sous l’effet des stimulations hormonales. Il peut ainsi se développer sur les organes de la sphère gynécologique (ovaire, trompe, vagin) mais aussi sur les organes situés à proximité comme l’intestin (rectum, côlon sigmoïde, appendice…) ou les voies urinaires (vessie, uretère). Cette possible dissémination des lésions dans la cavité abdominopelvienne fait que l’endométriose ne doit pas être considérée comme une maladie de la seule sphère gynécologique.\nD’autre part, si cet endomètre peut proliférer c’est aussi dû à des particularités du système immunitaire. De nombreux travaux scientifiques montrent clairement que le système immunitaire des personnes atteintes est différent de celui des femmes non atteintes par la maladie. Ces troubles immunitaires expliquent que de nombreuses pathologies sont fréquemment observées chez les personnes endométriosiques. Les plus fréquentes sont des allergies, l’asthme, les maladies inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique), des troubles de la fonction thyroïdienne, le lupus érythémateux, les migraines, les maladies rhumatismales, la fibromyalgie… Ces associations fréquentes à d’autres pathologies ayant une composante immunitaire explique pourquoi l’endométriose doit être considérée comme une maladie systémique, c’est-à-dire une pathologie affectant l’ensemble du corps, plutôt qu’un seul organe ou une seule partie du corps…\nCe chapitre est en accès conditionnel\nAcheter cet ouvrage\n7,99 €\nAcheter ce chapitre\n3,00 €","source_license":"CC0","license_restricted":false}